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lundi 9 mai 2022

Retour sur la dernière année

Mon dernier article ici remonte à mai 2021, alors que j'avais remporté le prix Boréal-Aurora pour ma nouvelle "La Mémoire du papillon" (Solaris 214). Mais alors, qu'est-ce que j'ai fout... qu'est-ce que j'ai fait depuis un an ? Toutes sortes de choses. J'ai été seulement trop paresseux (ou trop désorganisé ? je n'arrive pas à me décider) pour mettre ce blogue à jour.

Voici donc un résumé des événements, dans l'ordre chronologique :

• J'ai eu le grand honneur de faire partie du jury pour les Prix littéraires du Gouverneur Général 2021, catégorie traduction, en compagnie de mes co-jurées Chantal Ringuet et Anne Malena. Mon été a donc été particulièrement occupé à lire les ouvrages soumis (les versions originales et leurs traductions). L'expérience a été intense et vraiment très enrichissante.

Le Prix GG de la traduction 2021 a été remis le 17 novembre 2021 à Marie Frankland pour sa magnifique traduction de "Poèmes 1938-1984" d'Elizabeth Smart (Le Noroît). Voir ici le communiqué. Les finalistes du prix (dont les traductions étaient elles aussi remarquables) étaient : Dominique Fortier pour "La ballade de Baby" de Heather O'Neill (Alto), Daniel Grenier pour "La Course de Rose" de Dawn Dumont (Hannenorak), Madeleine Stratford pour "Petits marronnages" de Kaie Kellough (Boréal) et Colette St-Hilaire pour "Toots fait la Shiva, avenue Minto" d'Erin Moure (Le Noroît).

 
 

• Le lundi 27 septembre est parue aux éditions Alire "L'Automne de la disgrâce", ma traduction de "Fall from Grace" de Wayne Arthurson. Il s'agit du premier tome d'une série policière qui met en scène le journaliste Leo Desroches, canadien-français par son père et cri par sa mère. Le résumé de la quatrième de couverture, histoire de vous allécher un peu :

-- Vous voulez voir le corps ?

Quand l'inspecteur Whitford fait cette proposition à Leo Desroches, le journaliste hésite. Pourquoi diable ce policier d'Edmonton l'amènerait-il sous la tente érigée par les techniciens en scène de crime au beau milieu de ce champ agricole ? Mais quand il pose les yeux sur le corps frêle, Leo comprend : il s'agit d'une jeune Autochtone.

[...]

Quand Leo apprend que Grace -- la police a entretemps identifié le corps - serait la plus récent d'une série de disparitions de femmes autochtones, le rédacteur en chef lui demande d'assurer le suivi de l'histoire, mais désormais à titre de "reporter aux affaires autochtones" du Edmonton Journal -- après tout, Leo n'est-il pas, malgré la pâleur de sa peau et ses cheveux roux, à moitié d'origine crie ?

Acceptant sans enthousiasme sa "promotion", Leo entend néanmoins mener à bien sa mission. Or, pour cela, il devra renouer avec ses racines... et assumer son passé. Pour le meilleur et pour le pire !


• Le vendredi 1er octobre, j'ai été invité par Anne Malena à participer aux activités virtuelles de la 18ème célébration de l'International Translation Day de la University of Alberta, en compagnie de chercheur.se.s et traducteurices du Canada et d'ailleurs. À cette occasion, j'ai lu un extrait (version originale et traduction) de "L'Automne de la disgrâce" de Wayne Arthurson. C'était très intimidant, car c'était la première fois que je lisais une de mes traductions devant public (et encore plus intimidant parce que lire en anglais me terrorisait : j'ai un accent affreux, bien que je sois traducteur de métier, je sais, j'ai honte ^^)



• En novembre, j'ai participé à Kwahiatonhk!, le Salon du livre des Premières Nations, qui a eu lieu du 18 au 21 novembre. Si vous ne connaissez pas ce salon du livre, je vous recommande de vous y intéresser de près cette année. À l'occasion du salon, j'ai eu le bonheur d'animer à deux occasions :

→ le vendredi 19 novembre à 16h, j'ai animé une entrevue avec l'écrivain cri Darrel J. McLeod, auteur des excellents ouvrages autobiographiques "Mamaskatch" et "Peyakow". L'entrevue est disponible sur Facebook juste ici. 

En compagnie de Darrel J. McLeod, une magnifique rencontre

→ le dimanche 21 novembre à 14h, j'ai animé une table-ronde intitulée "Le Legs et l'anticipation en littérature autochtone", avec l'écrivain innu Michel Jean, la journaliste et écrivaine wendate Isabelle Picard et l'autrice ilnue J.D. Kurtness. Une très belle conversation sur le futurisme autochtone et l'avenir des littératures autochtones (malheureusement, elle n'a pas été filmée).




• En mars 2022 est sorti le numéro 107 de la revue française Présences d'Esprit, consacré à nulle autre que la grande écrivaine d'imaginaire (et amie) Élisabeth Vonarburg. J'y signe un court texte intitulé "Les Biscuits de l'écrivaine".




• Le lundi 28 mars 2022 est sorti "Un hiver meurtrier" (Éditions Alire), de Wayne Arthurson, ma traduction de "A Killing Winter". C'est le deuxième tome (sur trois) de la série Leo Desroches, que l'on retrouve à nouveau en situation plutôt délicate lorsqu'il se rend compte que son ami Marvin (qu'il a connu lorsque tous deux vivaient dans la rue) est mort dans un incendie... quand la police lui révèle que c'est un règlement de compte dû à l'appartenance de Marvin à un gang autochtone très puissant, Leo n'y croit pas une seconde et décide de s'en mêler. Ma traduction du troisième et dernier tome de la série Leo Desroches, "Blood Red Summer", sortira cet automne, toujours aux éditions Alire. Restez à l'affût... 

• En mai est paru le numéro 222 de la revue Solaris (dont je suis un des directeurs littéraires et co-rédacteurs), dans laquelle je signe la traduction d'une nouvelle de Claude Lalumière : "Une fille, enflammée de vie" (or. : A Girl, Ablaze with Life). Encore une fois, Claude nous plonge dans son imaginaire absolument unique et inclassable, un univers étrange où vivent la fille-feu et sa progéniture.



• Le mardi 3 mai à 11h (oui, c'était la semaine dernière), j'ai participé à une table-ronde virtuelle dans le cadre du colloque Alliances & Communautés en fantasy et en science-fiction (du 2 au 4 mai). La table-ronde était intitulée "Vivre en communauté à l'ère de l'imaginaire". J'y étais en (bonne) compagnie de Megan Bédard, Jeanne-A Debats, CM Deiana et Jean-Michel Berthiaume (animation). 

Comité organisateur :
Charlotte Duranton – Université d’Artois (Textes et Cultures)
Marion Gingras-Gagné – Université du Québec à Montréal (CRILCQ, IREF)
Pascale Laplante-Dubé – Université d’Artois (Textes et Cultures) / Université du Québec à Montréal (CRILCQ, IREF)
Cet événement faisait partie de la programmation Série l'imaginaire du festival Métropolis Bleu / Blue Metropolis 2022. L'audio de la table-ronde sera disponible à court terme sur Opuscules.ca. En attendant, vous pouvez aller (ré)écouter quelques quelques tables rondes auxquelles j'ai déjà participé juste ici.
 
 
• Le samedi 7 mai à 9h, toujours dans le cadre de Métropolis Bleu, j'ai eu la chance de participer à un petit-déjeuner de réseautage au nom évocateur de Croissants Croisés, en compagnie de l'autrice française (et directrice artistique du festival international de science-fiction Les Utopiales à Nantes) Jeanne-A. Debats. Étaient présent.e.s plusieurs autres auteurices d'imaginaire du Québec : Annie Bacon, Geneviève Blouin, Vincent Brault, Cédric Ferrand, Derek Künsken, Ayavi Lake, Sylvain Neuvel, Su J. Sokol, le tout animé par Mathieu Lauzon-Dicso (Chris Bergeron devait elle aussi participer, mais elle était malheureusement aux prises avec les allergies saisonnières).
 




À VENIR DANS LES PROCHAINES SEMAINES

• Cet hiver, j'ai traduit une nouvelle dans le cadre du magnifique projet Seoda, organisé par Literature Ireland et UNESCO Dublin City of Literature : pour fêter leur 25 ans de promotion de la littérature irlandaise à l'étranger, ils ont demandé à cinq traducteurs habitant dans une ville de littérature UNESCO de traduire une nouvelle irlandaise contemporaine.

J'ai donc eu la chance de traduire en français la nouvelle The Coast of Leitrim de Kevin Barry, qui paraîtra dans les prochaines semaines, en compagnie des quatre autres nouvelles, sur les sites Web de Literature Ireland, UNESCO Dublin City of Literature et Québec ville de littérature UNESCO.

Merci infiniment à la Maison de la littérature d'avoir retenu ma candidature pour ce magnifique projet. Pour encore plus de détails, on peut aller ici ou là. 

J'ai très hâte que les nouvelles soient publiées ! À suivre...



• La nouvelle a été annoncée ce matin par le dévoilement de la couverture du numéro 121 de la revue Le Sabord, sur le thème "cellules" : j'y signe un court texte (le titre sera révélé plus tard), probablement mon texte le plus poétique jusqu'à présente... là encore, à suivre... je suis fébrile de vous en reparler !




Voilà, il s'est passé pas mal de choses depuis un an. Au cours de l'automne, j'ai arrêté les chroniques radio pour avoir plus de temps pour écrire. C'est dommage, mais il me fallait faire des choix pour me consacrer à ce qui m'habite le plus.

Il se trame quelques petites autres affaires (écriture et traduction), mais il est trop tôt pour en parler, j'y reviendrai plus tard...

D'ici là, profitons de l'arrivée tant attendue du soleil et de la chaleur 🌞
 
(PS : les chroniques radio que j'ai faites de 2020 à 2022 seront rassemblées dans un onglet particulier... à suivre...)

lundi 14 septembre 2020

Traductions - Claude Lalumière et Rick Mofina


Je pensais en avoir parlé cet été, mais non !

Dans le numéro d'été de Solaris (no. 215), vous pouvez lire ma traduction de la nouvelle tout à fait inclassable "The Quantocorticoid Effect" de Claude Lalumière, sous le titre "L'Effet quantocorticoïde". 

J'ai également remis à la fin du printemps la traduction du roman Free Fall de Rick Mofina -- le dernier volume de la série Kate Page -- qui doit paraître en janvier 2021 chez Alire sous le titre Chute libre... à suivre !



lundi 1 juin 2020

Un printemps insolite

Que s'est-il passé pour moi depuis le mois de décembre... Les mois de janvier et février me semblent s'être déroulés avant-hier. Mon début d'année s'est présenté sous d'agréables auspices, avec un déménagement pour me rapprocher du centre de la ville de Québec, des amis et des activités littéraires de la ville. Pendant deux mois, j'ai monté des bibliothèques IKEA (non, c'est faux : j'ai laissé une amie monter des bibliothèques pour moi, j'avais interdiction de le faire tout seul :p) et déplacé lentement quelques affaires. Puis est venu le jour du gros déménagement, fin février, avec mes quatre-vingt boîtes de livres, sans verglas ni tempête de neige ni aucun empêchement majeur.

Je commençais donc à m'habituer à mon nouveau quartier et à me réjouir de la présence des petits commerces à portée de pied lorsque la pandémie s'est installée pour de bon au Canada et que le confinement a commencé. Comme pour l'ensemble de la planète. Changement de paradigme, nous entrions dans un scénario familier pour les lecteurs (dont je fais partie) de science-fiction mettant en scène une pandémie/invasion/apocalypse (faite votre choix). La SF venait de frapper à la porte.

Pendant les trois premières semaines, hypnotisé, je suis resté collé à mes écrans, à suivre chaque article, chaque point de presse, chaque développement, les yeux sur les chiffres, les courbes, les statistiques, sans pouvoir rien faire d'autre, ou presque. Impossible de lire de la fiction et impossible d'en écrire quand l'histoire se déroule sous vos yeux. Quand le monde entier s'entend pour fermer les entreprises, les pays, les économies, les activités humaines, tout le monde en même temps. Quand des pays se distinguent par leur gestion admirable de la pandémie. Quand d'autres montrent le pire côté de l'humanité en se fichant totalement de l'humain au profit de la sacro-sainte économie et du profit. Et  -- à un niveau plus personnel -- quand un proche décède de l'autre côté de l'océan, mais qu'il est impossible de prendre un avion pour se rendre dans sa famille. Et qu'il faut faire son deuil chez soi, tout seul, sans personne pour vous prendre dans ses bras.

Talonné par des dates de tombée, il a tout de même fallu travailler. Ce que j'ai donc fait, avec la sensation de traverser chaque jour un brouillard épais et collant. Tout en étant heureux d'avoir du travail, et de ne pas avoir perdu mes contrats. Tout en étant reconnaissant d'avoir ce travail comme ancrage dans le quotidien. Je suis un privilégié, j'en suis bien conscient. J'ai fini par éteindre les sites de nouvelles, par regarder de moins en moins souvent les chiffres et les statistiques, par me couper des actualités une bonne partie de la semaine pour me donner une chance de m'extirper du sentiment d'impuissance qui me saisissait chaque fois. Et puis, il faut bien le dire : même en temps de pandémie, on finit par prendre de nouvelles habitudes. C'est comme ça, on ne peut pas rester indéfiniment dans la position de stress face à l'inconnu : on s'approprie la nouvelle réalité pour qu'elle devienne de moins en moins anormale, je suppose.

Bref, on est aujourd'hui le premier jour de juin, et le monde continue d'aller très mal. En pleine pandémie (ne rêvez pas, ce n'est pas terminé, et il y a aura une deuxième vague, comme pour toute pandémie), le racisme systémique continue de faire des ravages, impumément. Et la révolte gronde de plus en plus fort. Ne faisons pas les étonnés. Ça devait arriver. Souhaitons que cela débouche sur de réels changements. Pas sur de pseudo sursauts de démocratie juste pour faire taire les voix qui se font entendre pour avoir le droit de respirer.

J'avais commencé ce post pour vous parler de mes réalisations littéraires depuis décembre... je me suis éloigné du sujet, mais comment faire autrement alors que le monde brûle... je vais quand même faire une courte liste de ce que j'ai publié ces derniers mois, et des activités à venir, mais sans photo, parce que ça ne me tente pas :

- j'ai signé un article pour la revue Collections (produite par l'ANEL), intitulé "Au Québec, l'imaginaire et le polar fleurissent même en hiver". C'est dans le volume 6, numéro spécial "Le Québec, un univers de livres à découvrir", là.

- en janvier, j'ai joint l'équipe de chroniqueurs pour la radio Web Fantastika, en tant que chroniqueur littéraire. J'ai enregistré plusieurs émission d'un coup, et on peut entendre ma toute première chronique pendant l'émission numéro 72 du 19 mars, en cliquant sur ce lien.

- en février, est sortie aux éditions Alire ma traduction Chaque Seconde de Rick Mofina, le troisième volume de la série Kate Page. J'ai terminé de traduire (pendant le confinement) le quatrième volume de la série, "Free Fall", qui devrait sortir à l'automne.

- j'ai publié dans Solaris 214 la nouvelle "La Mémoire du papillon", basée sur l'univers du roman "L'Aile du papillon" de Joël Champetier : le numéro lui est consacré, pour souligner le triste cinquième anniversaire de sa mort.

- ce mercredi 3 juin de 14h à 15h, je participe à la table-ronde virtuelle "Effects of traduction" en compagnie de Catherine Ego et Yves Meynard, dans le cadre de l'événement "À la rencontre de l'imaginaire !", qui a lieu du 1er au 19 juin. La table-ronde, animée par Magdalena Nitchi, portera sur la traduction. Toutes les informations sont disponibles sur Face de Bouc juste ici.

En vous souhaitant d'aller le mieux possible, je vous dis à la prochaine... 

vendredi 30 août 2019

Publications et table-ronde


Le 29 août, c'était jour de sortie de deux de mes traductions. Tout d'abord, Dernière Limite, le deuxième volume (sur quatre) de la série Kate Page, par Rick Mofina, aux éditions Alire. Pour vous donner le goût, voici le résumé en quatrième de couverture :
« Désormais installée à Manhattan avec sa fille Grace, Kate Page a fait son nid chez Newslead. Or, malgré les intéressants dossiers qu’on lui confie, Kate est toujours préoccupée par un événement survenu il y a plus de vingt ans : la disparition de sa petite sœur, Vanessa, qui s’est littéralement volatilisée lors du grave accident de voiture qu’elles ont subi dans les Rocheuses.
Kate a pourtant enquêté partout, soumis des clichés de sa sœur – de plus en plus vieillie par ordinateur – aux associations de personnes disparues, à la police et à la presse, y joignant toujours la photo du pendentif représentant un ange que portait Vanessa, identique au sien.
Frustrée par ses recherches infructueuses, Kate sent remonter son angoisse quand Ed Brennan, policier dans une petite ville du nord de l’État de New York, prend contact avec elle pour lui raconter une histoire terrible : le corps carbonisé d’une femme a été découvert dans les décombres d’une grange incendiée, que tous croyaient abandonnée mais qui s’est révélée bizarrement divisée en « cellules pour femmes », s’il faut se fier aux nombreux objets trouvés… dont un pendentif semblable à celui de Kate ! »

La deuxième publication est la réédition en format poche de Toutes les peurs, le deuxième volume (sur trois) de la série Jason Wade, toujours de Rick Mofina, et toujours aux éditions Alire. En voici un avant-goût :
« Contre toute attente – les médecins jugeaient la possibilité plus qu’improbable –, Lee et Maria Colson ont réussi à concevoir un enfant, qu’ils ont prénommé Dylan. Mais le bonheur de la nouvelle famille tourne au cauchemar quand, au matin d’une journée qui s’annonçait sans histoire, leur petit trésor est kidnappé. Et pour ajouter au malheur de Lee, Maria, gravement blessée pendant la fuite des ravisseurs, a sombré dans un coma profond.
Devenu journaliste permanent au Seattle Mirror, Jason Wade est dépêché sur les lieux de l’enlèvement où il constate que Grace Garner, l’inspectrice chargée de l’affaire, dispose d’un seul indice pour lancer son enquête : l’image floue, captée par la caméra de sécurité d’un commerce voisin, de l’arrière d’une fourgonnette sur lequel on distingue un décalque représentant un palmier.
Or, quand le père de Jason, détective privé, apprend à son fils que cette fourgonnette a été impliquée le même jour dans un accident de la route avec délit de fuite et qu’il en connaît le numéro de plaque, Jason comprend qu’il possède une longueur d’avance sur la compétition – et la police ! Avec l’aide de son père, il décide aussitôt de se lancer à la poursuite des ravisseurs. »

Et ce dimanche 1er septembre, à 15h, dans le cadre de la Fête Arc-en-ciel de Québec, je serai présent à la Maison de la Littérature, non pas en tant que traducteur, mais en tant qu'écrivain, pour une table-ronde intitulée Conjuguer écriture et identité LGBTIA2+, en (bonne) compagnie des auteur.e.s Gabrielle Boulianne-Tremblay et Éric Simard, animée par Alex Noël. C'est une table-ronde gratuite, mais vous devez réserver votre place juste ici. Au plaisir de vous y voir !


 


mercredi 24 avril 2019

Mais où était-il ces derniers mois ? Revoyons l'action au ralenti...

Je sais, je le dis à chaque nouveau billet, j'écris peu, je n'entretiens pas ce blogue, je m'en sers surtout comme page d'auteur/traducteur/directeur, je suis paresseux, je suis occupé, que sais-je, bref, voici un nouveau billet, le premier depuis de nombreux mois...

Donc, qu'ai-je fait depuis juin 2018 ? Bien des choses ! Mais je ne vous présenterai ici que les résultats, sinon ce serait vraiment long pour vous narrer le tout.

En septembre dernier est sorti une de mes traductions aux éditions Alire : Les Traîtres du Camp 133 de Wayne Arthurson. L'histoire se passe pendant la deuxième guerre mondiale, dans un camp de prisonniers allemands en Alberta. Un meurtre est commis au sein du camp et la sécurité civile interne -- représentée par le lieutenant Neumann et son adjoint le caporal Aachen -- se charge de l'enquête... pour se heurter rapidement aux réticences d'un bord et de l'autre dans le camp. L'enquête s'annonce ardue.

J'ai donné une courte entrevue au sujet de la traduction du roman sur les ondes de CKRL 89,1 FM pendant le Salon du Livre de Québec : j'y étais reçu par les animatrices Julie Collin et Bärbel Reinke. On peut écouter l'entrevue ici !

Au mois de février est sorti le premier volume de la série policière Kate Page de Rick Mofina (dont j'ai déjà traduit la série Jason Wade), toujours aux éditions Alire. L'Ange (en)volé met en scène la journaliste Kate Page, plongée jusqu'au cou dans une affaire terrible et complexe : un bébé a disparu pendant les tornades qui ont ravagé le Texas. Ce bébé a-t'il vraiment été emporté dans le tourbillon ? Ce volume est le premier d'une série de quatre romans. Le prochain, intitulé "Full Tilt" (le titre en français n'est pas encore choisi) sortira à l'automne.

En même temps que "L'Ange (en)volé" est ressorti le premier volume de la série policière Jason Wade, Dernière heure, cette fois-ci en format poche (une série de trois volumes qui met en scène un jeune journaliste qui débute dans le métier, mais qui a un sacré flair).

D'ailleurs, Rick Mofina a donné une longue entrevue à Horreur Québec pendant le Salon du Livre de Québec. Cliquez sur l'image ci-dessous pour accéder à l'entrevue !

https://www.horreur.quebec/entrevue-construire-le-crime-parfait-avec-lauteur-canadien-rick-mofina/?fbclid=IwAR2BuREOezcQEuPegWmAP8aiDsqsReyX87hGfPD6ylPcDQiJQ10VAKuAnpQ

Et le numéro de printemps de Solaris (dont je suis un des directeurs littéraires, en (bonne) compagnie de Jean Pettigrew, Élisabeth Vonarburg et Daniel Sernine) est sorti aujourd'hui en librairie ! J'y signe également la traduction de Moins que Katherine, une nouvelle fantastique de Claude Lalumière.

Voilà, j'ai quand même été pas mal occupé, entre les traductions, les différentes directions littéraires, ma vie personnelle (vous voyez, je ne fais pas que travailler !). Et je suis de nouveau plongé dans la traduction, les directions littéraires et les projets personnels d'écriture (il était temps que je m'y remette, non ?).


J'allais oublier... les amateurs des littératures de l'imaginaire au Québec sont sur le point de se réunir (instinct grégaire, si si !) pour l'événement le plus attendu de l'année : le congrès Boréal ! Cette année, il a lieu à Sherbrooke. Pour avoir les détails, cliquer sur l'image ci-dessous :

http://congresboreal.ca/

 Si j'y serai ? À votre avis ? 😏



vendredi 3 mars 2017

Nouveautés littéraires



L'année 2017 se profile plutôt bien en ce qui concerne l'écriture.

Tout d'abord, dans une quinzaine de jours sortira en librairie "Une tombe parfaite", ma traduction du troisième tome de la série Jason Wade, de Rick Mofina, aux éditions Alire (lien ici).

Ce roman fait suite à "Dernière Heure" et à "Toutes les peurs", mais peut être lu indépendamment des deux autres.

Au mois d'avril, je publierai une nouvelle de mon cru, dans une revue bien connue des lecteurs de genre... mais au fait, de quel genre, la nouvelle ? SF, fantastique ou fantasy ? c'est dur à déterminer : le mieux, ce sera que vous me le disiez vous même :-) Ma dernière nouvelle publiée datait de 2014... oui, ça fait un bout... il était temps de reprendre le collier de la fiction.

Plus tard à l'automne, une autre de mes nouvelles sera publiée... je ne pas encore vous dire où... ni de quel genre... que de secrets, n'est-ce pas ? Tout ce que je peux vous révéler est qu'il s'agit d'un projet destiné à vous glacer le sang... mais peut-être en ai-je déjà trop dit ? ;-)

Et pour ce qui est de mes prochaines activités littéraires, vous pourrez évidemment me croiser au Congrès Boréal cette année, les 5-6 et 7 mai. Pour en savoir plus sur ce rendez-vous incontournable, c'est par là.

Pour le reste, comme on dit en bon français, "Stay tuned" ;-)


jeudi 25 août 2016

Traduction : Jason Wade 2 - Toutes les peurs


Ça y est, la couverture de Toutes les peurs, de Rick Mofina (traduit par votre humble serviteure) est disponible ! L'artiste derrière l'illustration est le talentueux Bernard Duchesne, qui a su parfaitement représenter l'esprit du roman en choisissant cette scène en particulier.

Toutes les peurs sera disponible en librairie à la mi-septembre !




(pour rappel : il s'agit du deuxième opus de la série Jason Wade, publiée aux éditions Alire, et débutée avec Dernière Heure)


jeudi 4 août 2016

Nouvelles en vrac


Quelques nouvelles, donc, rapidement (oui, je sais, un post aux 6 mois, c'est un peu léger... mais je me soigne...) :

Les numéros d'été des revues Alibis et Solaris sont sur le point d'être disponibles. Vous trouverez (de moi) dans Alibis 59 une traduction de la nouvelle "Un seul petit instant" de Rick Mofina, ainsi qu'une entrevue avec le talentueux auteur de polar Richard Ste-Marie.
La traduction du deuxième tome de la série Jason Wade, de Rick Mofina (série débutée avec "Dernière heure", parue chez Alire au printemps de cette année), est annoncée pour l'automne. Le titre original est "Every Fear"... le titre en français n'est pas définitivement arrêté... À suivre, donc...

Sinon, je fais quoi, quand je ne travaille pas chez Alire dans la semaine, que je ne cuisine pas les auteurs pour leur faire avouer leurs méthodes de travail, que je ne traduis pas ou que je ne lis pas ? Eh bien je tente de prendre du temps pour écrire... je planche en ce moment sur une nouvelle pour un projet collectif encore confidentiel... et sur une nouvelle commencée en atelier il y a quelque temps déjà (et que j'ai promis de finir cette année)... et je songe à mon grand projet de roman de fantasy uchronique (déjà bien avancé)... et à mon projet de conte fantaisiste pour la jeunesse (bien avancé lui aussi)... et à mes nombreuses idées de nouvelles, de romans, de...

Ah oui : je fais aussi de la bêta-lecture... et de la direction littéraire. Et des fois, je sors de mon antre pour rencontrer les copains dans un pub irlandais pour ma bière (quasi)annuelle (voir ici) et... jaser d'écriture :-)

Bref, même si cela ne paraît pas particulièrement sur ce blogue, je n'arrête jamais :D

Le "McKibbins' Club" du samedi 30 juillet (de gauche à droite) : Pierre-Alexandre Bonin, Carl Rocheleau, Jess B. Therrien, Roxanne, Dave Côté, Isa Lauzon, Guillaume Voisine (qu'il ne faut pas nourrir), moi, Gen Blouin, Luc Dagenais, Enola Deil, Ariane Gélinas, Philippe-Aubert Côté et Frédérick Durand.

À la prochaine, donc, pour de nouveaux épisodes des aventures "toujours plus folles" de l'écrivaine/directrice littéraire/traductrice des littératures de l'imaginaire...
Allez, avouez que vous en avez le souffle coupé et le "toupette" désordonné ;-)